Après mon séjour au Pantanal, épique trajet en train depuis la frontière brésilienne, entre Puerto Quijarro et Santa Cruz. Le trajet de nuit à bord du bien mal nommé Tren de la Muerte, à travers les plantations de soja et la forêt, reste un expérience inoubliable. A chaque arrêt une foule de gamins grimpent à bord pour vendre nourriture et boissons, la clim' marche à fond, la télévision hurle, il y a de la vie dans ce train là ! Bref séjour à Santa Cruz avant de repartir vers Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie. Me fiant aux indications de mon guide, j'arrive comme une fleur en fin d'après-midi à la gare routière de Santa Cruz pour attraper un bus de nuit : bien évidemment, j'arrivais 1/2h trop tard, plus aucun départ avant le lendemain... Me voici comme une andouille avec mes sacs à dos, gare routière énorme mais j'ai l'impression d'être la seule gringa à des km à la ronde... Welcome to the other world : aucun doute, je ne passerai jamais pour une locale en Bolivie, pas moyen de faire semblant, je n'ai pas la tête de l'emploi. Je décide donc de partir en car de nuit pour Cochabamba, plus ou moins sur ma route, d'où l'on m'assure que je pourrai dès le lendemain matin prendre un autre car pour Sucre. Arrivée à 5h15 à Cochabamba, je découvre qu'il n'y a aucun départ avant le soir, et passe une sympathique journée à oberver les allées et venues dans le terminal, en passant du snack à l'unique cyber pour suivre cette grande journée électorale du 6 mai (sic). Enfin sur la route, fermez les yeux braves gens, faites votre possible pour dormir, et si vous n'y arrivez pas faites un effort, car la route est étroite et le chauffeur bien pressé... Bon ben voilà, je suis à Sucre, 2800m d'altitude, il fait beau, il fait froid, le dos en compote après ces voyages nocturnes sur des route défoncées. Je vais rester me reposer dans le coin quelques temps... |